…cioè oggetti, ognuno con una storia che si aggiunge alla storia della casa, delle volte della sala, dell’ultimo piano costruito con materiali più di scarto che di recupero come si dice oggi.
Gli oggetti raccontano storie vere e storie sognate.
Il vassoio di Bassora fu acquistato qualche anno fa durante un viaggio nel sud dell’Irak. Allora c’erano ancora le statue di Saddam che sfidavano l’Iran. Arrivai nella Venezia irachena –impoverita, ferita, maleodorante – dopo un viaggio in auto di 700 km, la sera. Mangiammo il pesce dello Shat Et Arab e non ci diedero il permesso di fare il film per il quale eravamo venuti.
Ma da dove viene davvero il vassoio ? Forse da una carovana di mercanti che ha attraversato l’Iran, o il deserto, e che lo usava per servire i datteri ed il té…
Il tappeto kurdo lo comprai dopo una contrattazione feroce nel bazar di Erbil, la capitale del Kurdistan iracheno.. Un’ora passata a discuterne il prezzo, durante il ramadan. Fu una provocazione il pretendere di avere un bicchiere di té per concludere l’acquisto. L’ho bevuto da sola, in piedi, di fronte a uomini accovacciati nella penombra. Mi disse poi l’interprete che avevo corso un bel rischio inutile forzando la mano di musulmani che digiunavano. Forse ancora oggi si raccontano la storia di questa sciocca donna occidentale ostinata e senza foulard.
Accanto al poster di una bella mostra a Parigi, ha trovato posto la foto di un’altra casa, in Sicilia, da tempo lasciata. (Gli oggetti trovano spesso il loro posto da soli, li posi lì per caso e poi scopri che è lì che dovevano andare).
La foto è stata scattata da Bruno, un fotografo troppo sensibile che fece i Pirenei a piedi e poi sparì, perlomeno dalla mia vita.
Anche le persiane hanno una funzione che non è solo quella di riparare dal sole o dalla pioggia. Disegnano un’altra Via San Dalmazzo, misteriosa, silenziosa. Ma è davvero Via San Dalmazzo ? Davvero è Taggia ?
GLI OSPITI DELLA TERRAZZA
vengono anche da Copenhagen
Histoire de choses…
Les objets envahissent petit à petit une nouvelle maison, mais ce n’est pas par hasard. Ils racontent chacun une histoire, vraie ou rêvée. Cette histoire enrichit celle de la maison, de ses murs irréguliers, de ses voûtes, de sa terrasse.
Une table venue de Bassorah ? J’avais parcouru quelques sept-cents kilomètres pour me rendre dans la Venise de l’Irak, du temps où les statues de Saddam pointaient encore leur doigt vers l’Iran. Appauvrie, sale, ainsi m’apparut la ville mythique. Je devais y tourner un film, pour lequel nous n’obtîmes pas l’autorisation. De ce voyage, je ne rapportait que cette table : d’où venait-elle ? Peut-être bien d’une tribu de nomades, qui y servaient le thé et les dattes durant leur traversée du désert.
Le tapis kurde je l’arrachai à un bon prix à des marchands dans le bazar d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. C’était le Ramadan. Je prétendis bêtement un verre de thé pour conclure la vente et je le bus seule, plusieurs paires d’yeux scrutant cette stupide occidentale qui bravait un interdit et qui ne portait même pas de foulard. Mon interprète s’est justement fâché pour ce risque inutile que je lui avais fait courir.
Une photo noir et blanc a trouvé sa place à côté de l’affiche d’une belle expo parisienne : « Dans la ville Chinoise ». Avez-vous remarqué que, la plupart du temps, les objets trouvent leur place tout seuls ? On les pose dans un coin et il s’avère que c’est justement là qu’ils devaient aller. Cette photo raconte l’histoire d’une autre maison, en Sicile, et de Bruno, un photographe sensible et talentueux dont j’ai perdu la trace après qu’il ait traversé les Pyrénées à pieds.
Les volets aussi ont leur place et leur fonction, qui n’est pas seulement de nous abriter du soleil ou de la pluie. La nuit, elles dessinent une autre Via San Dalmazzo. Mais est-ce vraiment la Via San Dalmazzo ? Est-ce vraiment Taggia ? Qui est-ce qui est en train d’espionner la rue ?




